La nature n’est pas un tout fermé et figé, mais un ensemble ouvert d’écosystèmes eux-mêmes ouverts et interconnectés. Elle n’est pas quelque chose de fondamentalement étranger à l’homme comme son corps ne cesse de le lui rappeler. L’attention à cette dimension fondamentalement corporelle permet d’esquisser une philosophie de la nature qui surmonte le dualisme homme-nature et qui nous amène à penser qu’avant d’être un programme de réformes politiques aussi urgentes soient-elles, l’écologie politique doit être une éthique de soi et de son rapport au monde. S’appuyant sur Edgar Morin et Alfred North Whitehead, Nicolas de Rauglaudre esquisse ici une philosophie de la créativité, de la complexité et de l’interactivité de toutes choses.