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L’égalité entre femmes et hommes est une de ces « valeurs » que personne, aujourd’hui, dans notre monde occidental, n’ose vraiment remettre en cause ; pas même l’extrême-droite, qui va jusqu’à la brandir pour montrer ce qui différencie précisément « notre » monde et ces « autres » qui seraient incapables de s’y adapter. Devant une telle unanimité, comment expliquer la persistance des inégalités et le manque d’écoute et parfois la condescendance que rencontrent les féministes lorsque, précisément, elles pointent ces inégalités et proposent des pistes de réflexion et d’action ?

Une précision, pour commencer : il n’existe pas « un féminisme » mais « des féminismes », qui diffèrent entre eux sur bien des points d’analyse ou de situation : féminisme institutionnel ou radical, anti-capitaliste ou « bon chic bon genre », « universaliste » ou « essentialiste », selon qu’il pense ou non qu’il existe une « nature » spécifique des femmes, en guerre avec les hommes ou cherchant des alliés parmi eux... Une chose les réunit : la revendication d’une égalité entre les sexes, même si cette égalité n’a pas pour toutes la même signification.

Le mythe de l’« égalité déjà là »

L’égalité entre femmes et hommes est une de ces questions « transversales » qui croise toutes les autres discriminations, qu’elles soient liées à l’origine, au handicap, à l’âge, à l’orientation sexuelle... et qui touche à l’ensemble des questions politiques et sociales, que ce soit l’emploi, la pauvreté, le logement, l’aménagement du territoire, les violences, la culture... Dans les analyses et les programmes politiques, la question « femmes » figure soit dans un chapitre à part – et elle est mise de côté, loin derrière les questions « sérieuses », se limitant souvent à un catalogue de bonnes intentions sans moyens humains et matériels pour les mettre en œuvre ; soit dans un « consensus mou » : on admet qu’elle traverse l’ensemble des problématiques, que chaque chapitre doit être regardé avec des « lunettes de genre » (ce qu’on appelle le « mainstreaming »), mais alors, à force d’être « partout », elle est noyée dans des généralités et on ne la retrouve plus nulle part. Pour donner un exemple concret, jusqu’en 2009, la Communauté française prévoyait un chapitre particulier sur l’égalité homme/femme dans la formation des futurs enseignants. Cette sensibilisation était assurée par l’Université des femmes, dont la compétence était certaine. Depuis 2009, ce point est considéré comme « transversal », devant être intégré à l’ensemble de la formation... sans que l’on puisse savoir qui en parlera et avec quelles compétences. Or, à l’inverse d’autres domaines qui peuvent aussi être considérés comme « transversaux » (que ce soit le racisme, le social.. ou l’écologie), l’égalité hommes/femmes est trop souvent passée par pertes et profits au prétexte, justement, qu’elle serait déjà réalisée, du moins chez nous, à l’exception de quelques poches de résistance. Il est d’autant plus nécessaire d’assurer une présence, non seulement de femmes mais surtout de féministes aux différents niveaux de décision, pour que cette problématique ne disparaisse pas de l’agenda politique.

Une autre raison qui rend la voix des féministes inaudible, c’est ce que Christine Delphy [1] appelle « le mythe-de-l’-égalité-déjà-là ». A savoir l’idée que les inégalités entre hommes et femmes existent bien ailleurs, ou ont existé autrefois, mais plus ici et maintenant, où il ne resterait que quelques résidus qui disparaîtraient d’eux-mêmes avec le renouvellement des générations... Exemple récent, la nouvelle loi assouplissant le divorce, derrière ses aspects progressistes, a le tout grand défaut de faire « comme si » l’égalité dans le couple était déjà réalisée. L’une des mesures de cette loi, qui a pour louable objectif de simplifier la procédure de divorce, limite dans le temps le versement de la pension alimentaire à l’épouse : ce serait normal entre adultes... si les femmes et les hommes avaient des salaires équivalents et si, parmi les premières, beaucoup n’avaient pas sacrifié leur carrière sur l’autel de la famille. D’où des injustices qui éclatent après séparation et un risque accru de précarité pour les femmes.

Or, on peut constater que dans la vie publique comme dans la vie privée, les inégalités, non seulement n’ont pas disparu mais ont parfois tendance à se reconstituer en contournant les mesures égalitaires. Ainsi, alors que les législations belge comme européenne interdisent toute discrimination salariale, il reste un écart de 15 à 25% (selon que l’on prend en compte ou non divers facteurs) en défaveur des femmes, et cet écart a cessé de se réduire [2]. « A travail égal, salaire égal », certes ; mais les compétences des femmes sont sous-évaluées, y compris dans les grilles de qualifications qui se veulent les plus « scientifiques » ; la charge du ménage et des enfants continue à peser sur elles, ce qui sert à justifier leur renvoi vers le temps partiel – parfois ouvertement imposé, parfois prétendument « choisi »... du fait du manque de prise en charge des tâches ménagères et de soins par les hommes et par la collectivité. Travail à temps partiel signifiant aussi salaire partiel, droits partiels et plus tard, pension partielle.

Des inégalités « incompréhensibles »

Au niveau politique, l’équilibre entre hommes et femmes paraît plus assuré. Mais trop souvent, le système de « tirette » sur les listes électorales (un homme, une femme, un homme, une femme... ou plus rarement l’inverse !) paraît épuiser le débat sur l’égalité. C’est un progrès, visibilisant les femmes et donnant à celles qui le souhaitent la possibilité de revendiquer des places éligibles. Mais cela ne suffit pas pour lever les obstacles qui empêchent les femmes de se porter plus nombreuses comme candidates aux postes de responsabilités. Et cela ne dit rien de la prise en charge des analyses et des revendications féministes, beaucoup de femmes élues se faisant un devoir d’apparaître comme suffisamment « généralistes » pour ne pas porter, justement, l’étiquette « féministe ». Ce n’est qu’à partir d’une « masse critique » de femmes, que certaines estiment à un tiers des assemblées, que les choses peuvent commencer à changer. Des hommes peuvent naturellement aussi porter des revendications féministes – qui ne concernent pas que les femmes ! - mais il est très rare que l’impulsion vienne d’eux.

Or, sans ces analyses reprenant la dimension de genre, une série de problématiques ne peuvent trouver de réponse allant dans le sens d’une plus grande justice sociale. Par exemple, certaines inégalités demeurent « incompréhensibles » tant qu’on ne prend pas en compte le travail gratuit des femmes, qu’il soit ménager ou parental, ou de soins aux personnes malades ou dépendantes... ainsi que ses conséquences sur la non-reconnaissance sociale des compétences liées à ce travail, y compris quand il s’accomplit dans la sphère professionnelle.

Quelques exemples concrets éclaireront cette réalité.

Prenons le phénomène des « travailleurs pauvres », cette nouvelle catégorie de la misère sociale qui est en train d’exploser. On ne peut espérer améliorer leur situation si l’on oublie qu’une écrasante majorité de ces « travailleurs pauvres » sont des travailleuses, et que parmi elles, beaucoup font partie de ce groupe qu’on nomme, avec cette même « fausse neutralité », les « familles monoparentales », c’est-à-dire à plus de 80% des femmes seules avec des enfants. Il ne s’agit pas d’une sorte de « compétition de la misère » mais de la nécessité de prendre en compte la situation des femmes sur le marché du travail (écarts de salaires, temps partiels, « plafond de verre » et « plancher collant » qui maintiennent les femmes dans des métiers et des postes mal rémunérés...) ainsi que dans la sphère privée (travail gratuit). Cette analyse implique des choix politiques. Ainsi le Québec, qui a développé un système de garde d’enfants couvrant près de 90% des besoins (contre moins de 30% chez nous), associé à une politique volontariste de formation du personnel éducatif, a fait passer le nombre de mères vivant sous le seuil de pauvreté de 60 à 30% en dix ans [3].

Autre exemple, la sécurité. Voilà bien un sujet dans l’air du temps….dans lequel la dimension de genre, aussi bien en ce qui concerne les délinquant-e-s que les victimes, semble s’imposer. Pourtant, aujourd’hui encore, trop d’études ou de réflexions ignorent totalement cette dimension [4]. Il ne s’agit pas de dire que les femmes courent « plus » de risques que les hommes, mais qu’elles courent des risques différents, avec des conséquences différentes. Et que la prévention doit, elle aussi, prendre des voies différentes.

En effet, les hommes sont plutôt victimes d’agressions soudaines, dans l’espace public, et de la part d’inconnus ou de connaissances lointaines. Les femmes ont davantage tout à craindre de proches, dans l’espace privé et de manière répétée. Leur réaction n’est pas non plus identique : les hommes réagissent plutôt par la confrontation tandis que les femmes, elles, préfèrent la fuite quand elle est possible, ou la désescalade (essayer de calmer l’autre). Aucune de ces attitudes n’est « bonne » ou « mauvaise » en soi, tout dépend de la situation, du type d’agression... Mais surtout, le « sentiment d’insécurité » tellement présent (et entretenu, notamment par les médias) chez les femmes les pousse à des conduites d’évitement de l’espace public, les privant d’une séries d’activités culturelles, sociales et de participation citoyenne. Une politique qui se veut efficace et égalitaire ne peut l’ignorer. D’où l’importance de soutenir politiquement des programmes de prévention féministes [5]

Une dimension souvent ignorée

Pour ce qui concerne l’espace public, justement, son aménagement peut jouer un rôle important dans le bien-être que peuvent y ressentir les différentes populations, hommes et femmes, jeunes et adultes, enfants et personnes âgées, Belges et immigrés. Si les dimensions « interculturelle » et « intergénérationnelle » commencent à être prises en compte, là encore, la dimension de genre est trop souvent négligée.

Le cas très concret de travaux publics peut illustrer cette nécessité. Dans le cadre d’un contrat de quartier, l’ensemble de la population est invitée à se prononcer sur l’aménagement d’une place et de quelques rues. Des réunions sont organisées, ouvertes à tous les habitants. Mais tous ne sont pas également représentés.

On peut adopter deux attitudes : se dire que les réunions sont ouvertes à tous et que l’absence de certaines catégories de la population constitue une forme de choix, au risque d’ignorer leur avis et de les précariser encore davantage en ne tenant pas compte de leurs désirs et leurs contraintes. Ou prendre en compte le fait que certaines populations n’ont pas la même possibilité de participation citoyenne. Mais dans ce cas, on pensera plus évidemment aux problèmes d’âge, de handicap, de mauvaise maîtrise de la langue, qu’au rapport particulier des femmes à l’espace public. Et notamment à ce « sentiment d’insécurité » qui les pousse à éviter certains quartiers et/ou certaines heures de la journée, ou encore l’interdiction familiale de participer à des réunions mixtes...

On peut multiplier les exemples : que ce soit dans le domaine du logement (où l’on connaît les difficultés d’accès des populations d’origine immigrée, mais moins celles des mères seules avec des enfants), de la santé (pas de prise en compte des soins non rémunérés assurés par les femmes), des services publics (dont le démantèlement touche les femmes triplement : parce qu’elles en sont majoritairement employées et usagères et parce que ce sont elles qui doivent assumer les tâches de soins ou d’éducation lorsque celles-ci ne sont plus assurées collectivement).

Tous ces exemples montrent à quel point des politiques en apparence « neutres » touchent différemment les hommes et les femmes et que, si l’on veut promouvoir l’égalité – ou parfois, plus modestement, éviter de creuser les inégalités... - une analyse de genre est indispensable. Des dispositifs comme l’interruption de carrière, la prépension ou encore le congé de paternité (durée, obligation...) mériteraient également d’être passés au crible d’une lecture féministe. Des exemples internationaux montrent que seuls des congés explicitement réservés au père permettent d’éviter que les « congés parentaux » de toutes sortes ne creusent encore davantage la précarité professionnelle des femmes.

Un nouvel élan

Et pourtant, malgré les bonnes intentions proclamées, cette dimension de genre est souvent ignorée. Comment l’expliquer ?

Il y a certes le fait que beaucoup de postes de responsabilités sont encore occupés par les hommes. Il suffit de regarder des images de grandes réunions internationales – et plus encore lorsqu’on parle d’économie, de finances...- ou parfois plus simplement les plateaux des débats télévisés pour s’en rendre compte. Oui, les femmes sont beaucoup plus présentes qu’avant dans la politique – encore faut-il voir les responsabilités et les budgets dont elles disposent - mais est-ce encore là que se prennent les vraies décisions ? Cherchez la femme à la Banque mondiale, au FMI, dans les conseils d’administration des grandes multinationales...

Cependant, quand un message n’est pas entendu, on ne peut se contenter de s’en prendre à la surdité du récepteur. L’émetteur y est sans doute aussi pour quelque chose.

Le cas du Québec cité plus haut est significatif à cet égard : les décideurs n’y sont pas plus « ouverts » que chez nous, mais on y trouve un mouvement féministe fort et actif. De même, dans les pays nordiques, la place des femmes dans les postes de responsabilités est bien ancrée. La Norvège a même imposé un minimum de 40% de femmes dans les conseils d’administration de ses grandes sociétés, qui ne s’en portent pas plus mal, bien au contraire.

Chez nous, la présence des femmes aux postes importants reste fragile et les féministes sont éparpillées et parfois divisées. Des querelles entre points de vue qui paraissent radicalement inconciliables n’aident pas à rendre les messages féministes plus audibles. On a entendu, ces dernières années, des sensibilités diverses se déchirer sur des thèmes comme la prostitution ou l’interdiction du voile, ou même le débat sur la parité. Ces conflits ont été surtout très violents en France, mais on sait que quand Paris s’enrhume, Bruxelles éternue. Le problème n’étant pas l’existence de positions divergentes, ce qui fait après tout l’essence même d’une démocratie et prouve simplement qu’il existe différents courants au sein du féminisme. Malheureusement, au lieu de travailler sur leurs points de convergence, ces différents courants, qui ne se recoupent d’ailleurs pas toujours selon les thèmes abordés, délaissent le débat pour l’excommunication et l’insulte. Ce qui vise à déconsidérer le message de l’autre... et qui contribue à déconsidérer le féminisme en général. De plus, les médias se chargent de mettre en avant ces conflits comme des « crêpages de chignon », alors que les éléments sur lesquels veulent progresser ensemble les féministes sont généralement tus.

Une autre question est celle du lien avec la réalité sociale. Ce qui a fait la richesse du féminisme des années 70, c’est ce lien entre théorie et pratique, réflexion et présence sur le terrain, là où vivent les femmes - y compris non féministes. Aujourd’hui, les recherches sur des questions de genre ont incontestablement trouvé une place dans le monde universitaire, même si elles sont parfois menacées ; mais trop souvent, malgré le travail de fond de certaines grandes organisations (Vie Féminine, FPS...), le lien avec la vie réelle de la majorité des femmes, surtout celles des milieux populaires, semble rompu. Plus dérangeant encore, on peut se demander si les conquêtes féministes – bien réelles si l’on repense à la situation des femmes il y a encore trente ans – n’ont pas surtout profité à une « élite », creusant ainsi davantage les inégalités entre femmes.

Enfin, en ces temps de crise financière mais aussi « des valeurs » et de questionnement de nos modes de vie, de consommation... il est plus que jamais nécessaire de s’interroger sur le « modèle masculin » au travail, dans la famille, dans la société en général : à suivre ou à transformer ensemble, en valorisant davantage des activités traditionnellement dévolues aux femmes ? Car il ne s’agit pas seulement de vaisselle mais aussi de soins à autrui, ce que les anglo-saxonnes appellent le « care »...

Sans oublier aussi qu’un nouvel élan vient d’ailleurs, d’Amérique latine [6], d’Afrique ou même, peut-être, de ces femmes qui se revendiquent d’un « féminisme musulman », à l’heure où nos bonnes Occidentales sont tellement frileuses à se proclamer féministes…

Pour prendre contact avec des groupes féministes : il existe des grands mouvements comme Vie Féminine ou les Femmes prévoyantes socialistes, mais aussi des petits groupes d’action ou encore, des collectifs travaillant sur un thème précis. On les rencontre surtout dans des manifestations, des actions... Une coordination réunit beaucoup de ces groupes pour préparer la Marche mondiale des Femmes en 2010. Des coordinations locales actives existent aussi, à Bruxelles et à Liège.

Quelques livres :

Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir, (1949) en Folio, texte fondateur... mais certainement pas une bible !

Dictionnaire critique du féminisme, Presse Universitaire de France, 2000 (réédité complété depuis) : une bonne façon de découvrir les différents thèmes classés alphabétiquement et accompagnés chacun d’une bibliohraphie pour aller plus loin

Le siècle des féminismes, ouvrage collectif, Editions de l’Atelier, 2004 : en six parties et 25 chapitres, une revue des analyses, des combats et des acquis, y compris en dehors du monde occidental

Christine Delphy, L’Ennemi principal, éditions Syllepse, 1998, et plus récemment Classer, dominer, Qui sont les « autres » ?, La Fabrique, 2008

Parcours féministe, entretiens d’Irène Kaufer avec la philosphe et féministe Françoise Collin, co-fondatrice dans les années 70 des « Cahiers du Grif », première revue féministe européenne

[1Christine Delphy, auteure de L’Ennemi principal, éditions Syllepse, 1998, et plus récemment Classer, dominer, Qui sont les « autres » ?, La Fabrique, 2008

[2Voir le rapport sur l’écart salarial 2008 sur le site de l’Institut pour l’Egalité entre les Femmes et les Hommes, à l’adresse http://iefh.belgium.be/ShowDocc07a.html

[3Axelle, octobre 2008

[4Voir par exemple le document « Sécurité » des Etats Généraux de Bruxelles, qui ne mentionne pas une seule fois le terme « femme » http://www.brusselsstudies.be/PDF/FR_70_EGB2.pdf

[5Par exemple en ce qui concerne les seules violences conjugales, 140 plaintes sont déposées chaque jour en Belgique, chiffre d’autant plus impressionnant si l’on sait que la majorité des femmes victimes ne portent pas plainte, ou pas tout de suite. Voir http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/486178/une-femme-sur-huit-victime-de-violence-conjugale-en-belgique.html

[6Voir par exemple Jules Falquet, De gré ou de force, les femmes dans la mondialisation, La Dispute, 2008


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