| La fin de la croissance : changer les moteurs de développement |
Croissance ou décroissance ? Le débat, apparu il y a une dizaine années sous ce label, peut paraître de prime abord stérile. Si les décroissants (ou objecteurs de croissance comme ils préfèrent se définir) ont le mérite d’avoir remis au goût du jour les enjeux fondamentaux du combat écologiste, leur posture, dérivant parfois vers le dogmatisme et le moralisme, a comme effet d’effrayer la plupart des écologistes, qui préfèrent alors se réfugier dans les termes plus confortables de développement durable ou de croissance verte. Si on peut légitimement questionner l’opportunité politique de construire un discours autour du concept de décroissance, il n’empêche que la question de la croissance ne peut être ignorée. Qu’on le veuille ou non, qu’on la considère comme désirable ou non, la croissance économique n’est plus au rendez-vous et ne risque pas de revenir de si tôt. Il est essentiel de reconnaître cette évidence et d’en faire le point de départ de la construction d’un nouveau modèle. Au-delà de tout fétichisme, les nouveaux moteurs du développement de nos sociétés devront nécessairement se trouver au-delà de la croissance.
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