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1. Le plein de nouvelles énergies ! Quelles énergies renouvelables après le pétrole ?

A court et moyen terme, aucune source d’énergie renouvelable ne pourra à elle seule compenser la disparition du pétrole. Les nouveaux systèmes de production d’énergie seront décentralisés et diversifiés : solaire, hydraulique, éolien, biomasse, géothermie, photovoltaïque, marées, courants marins...connaîtront un développement considérable mais il ne faut pas surestimer leur capacité de substitution à moyen terme : sans doute pas plus de 25% de la couverture totale des besoins actuels d’ici 2030. Pourtant, le potentiel total est considérable et les rendements des différentes sources peuvent encore sensiblement augmenter. Les recherches en cours sont-elles suffisantes pour exprimer au plus vite ce potentiel, pour dégager des modes de production renouvelables hautement performants à long terme ? Dans tous les cas, elles semblent prometteuses : éoliennes et éoliennes urbaines, biocarburants, biomasse (biométhanisation, bois-énergie), solaire photovoltaïque et solaire thermique, co-génération (mini-centrale et mini-chaudière), hydraulique, hydrolien et énergie marémotrice, géothermie profonde, et puis l’hydrogène.

Introduction : Eric Luyckx, chercheur-associé à étopia
Acteurs-témoins : Francis Féraux, Vice-Pdt du Mirror group for national programs de la EU PV Platform et actionnaire-administrateur de DROBen, et Thierry Laureys, Programme Palme de Beauraing et cogénération-biométhanisation de Surice
Animateur : Eric Luyckx

2. Tous égaux devant l’énergie ? Comment permettre à tous d’accéder à l’énergie ?

Aujourd’hui déjà, les familles diminuent leurs dépenses en alimentation pour pouvoir se chauffer, se déplacer avec un pétrole de plus en plus cher. Et demain ? Les plus défavorisés dans les logements les moins thermiquement efficaces ? Avec de vieilles voitures énergivores ? Donc, encore plus en difficulté pour se nourrir, se soigner, moins de pouvoir d’achat ! Avec quel(s) effet(s) sur l’économie en général, fortement dépendante des prix de l’énergie ? Inacceptable ...mais comment l’éviter ? Comment ne pas réserver l’efficacité énergétique à ceux qui peuvent investir ? Comment lever les barrières psychologiques au changement de comportements ? Quelle politique sociale, fiscale, de logement, etc. ? L’énergie, la nouvelle question sociale ! Des pistes existent pour la résoudre : construire des logements sociaux basse énergie, créer de l’emploi dans les nouvelles filières énergétiques, rendre accessible les produits bios et l’éco-construction, développement des circuits courts et des centrales d’achat collectif, mettre en place de mécanisme de tiers investisseurs pour les particuliers,...

Introduction : Grégoire Wallenborn, chercheur à l’IGEAT (ULB)
Acteurs-témoins : Sébastien Moreno-Vacca, bureau d’architecture A2M et leur projet de logements sociaux basse énergie et solaire passif
Animateur : Michel Guilbert, enseignant et ancien journaliste

3. Relocaliser l’économie ? Comment aménager le territoire et les villes pour une économie de proximité ?

Le renchérissement puis la disparition du pétrole entraînera une relocalisation de l’économie, basée sur le développement de circuits économiques plus courts et l’autonomisation de régions se déconnectant au moins partiellement de la mondialisation, la remplaçant par la souveraineté alimentaire, le renforcement des échanges locaux-régionaux, le développement de solidarités courtes, etc. On assistera aussi à un regroupement de l’habitat près des activités économiques et une croissance du télé-travail, le développement de quartier ou de territoires intégrés et sobres en énergie (les zones « 2000 watts » par exemple), mais également une gestion de l’énergie plus décentralisée et maîtrisée par les collectivités locales et les villes. Les enjeux environnementaux et énergétiques sont des facteurs de relocalisation. Et des outils comme la taxation et la tarification des biens et services en fonction des émissions de CO2 incorporées, créeront des opportunités de rendre l’économie moins fragile en réduisant la prise du capitalisme financier.

Introduction : Moritz Lennert, chercheur à l’IGEAT (ULB)
Acteur-témoin : Fabien Lambert, directeur du Centre d’entreprises Dansaert
Animateur : Andres Patuelli

4. Habiter en maison solaire : le nouvel horizon de l’architecture ? Comment habiter sans pétrole ?

Au-delà des maisons basse-énergie, la maison passive (solaire), ultra-sobre en énergie, correspond bien à la maison de l’après-pétrole. Une forme confortable de réduction de la consommation d’énergie. En élargissant à l’ensemble du cycle de vie d’une habitation, on verra se généraliser l’éco-construction, càd. l’utilisation de matériaux écologiques et réutilisables.

Introduction : Benoît Thielemans, architecte, professeur à l’ISA St Luc
Acteurs-témoins : François Thiry, Polaris Architects (GD Lux) et leur projet "Cologne 2100 la ville menacée ?", et Jeannette Waucquez, architecte de maisons "basse energie" et eco-construites au Fonds du Logement de la Region Wallonne.
Animateur : Patrick Dupriez, étopia

5. Cultiver des patates ou des bidons ? Entre nouvelles techniques et nouveaux débouchés, quel avenir pour l’agriculture ?

La production agricole va devoir se réorganiser : moins d’utilisation d’énergie (engrais chimiques, mécanisation, pesticides), développement autocentré et utilisation des ressources locales, renchérissement des coûts de transport. Cela entraînera la relance des espèces indigènes, la dominance de l’agriculture biologique locale (moins consommatrice d’énergie), de la lutte intégrée ou d’autres modes d’agriculture peu énergivores, la déspécialisation des exploitations (plus intégrées). Et le développement de nouvelles techniques agricoles (sans labour, etc). La multiplication des cultures énergétiques (biocarburants, bioplastiques,...) obligera-t-elle à choisir entre famines et pénuries de carburant ? Le manque d’eau pour les cultures irriguées (40% au niveau mondial) incitera-t-elle à réduire les productions demandant beaucoup d’eau (viande) ? Les surfaces forestières, gérées de façon peu intensives, ne sont-elles pas menacées par un envahissement des activités de production de matières premières beaucoup plus intensives et à rotation beaucoup plus rapide ? Certains continueront de prôner le recours aux plantes transgéniques, avec toutes les questions que cela soulève. Enfin, les citoyens seront peut-être incités à être les plus proches possibles des lieux de production, voire pour certains d’entre eux, à devenir eux-mêmes producteurs d’alimentation.

Introduction : Didier Stilmant, chercheur au CRA Gembloux
Acteurs-témoins : Thomas Lauwers, agriculteur bio, MAP et Marie-Helene Novak de Valbiom
Animatrice : Laurence Lambert, étopia

6. Comment se déplaceront nos enfants ? Quelle mobilité pour les personnes et les marchandises dans 20 ans ?

Le transport consomme plus de la moitié du pétrole produit chaque année. C’est donc à ce niveau que les conséquences seront les plus sensibles : la fin de l’aviation de masse, la réduction drastique du transport longue distance, sauf par bateau, la réduction de la place de la voiture dans l’espace public et dans l’économie. Mais en revanche, on assistera au développement d’une mobilité confortablement sobre en énergie : le redéploiement des transports en commun (en qualité et en offre) et leur intégration tarifaire intégrale, le développement des avions sobres (solaires, ultra-légers), l’accroissement du transport fluvial et de l’intermodalité, les modes de déplacement doux (à pied, à vélo) et les centres-villes sans voiture et... des véhicules repensés, ultra-légers, aux moteurs non-polluant.

Introduction : Benoît Lechat, chercheur à étopia
Acteurs-témoins : Yves Toussaint, Greenpropulsion et Marc Hordies, spécialiste en voies naviguables
Animateur : Benoît Lechat, étopia

7. Usines vertes pour produits verts : la nouvelle révolution industrielle ? Ecologie industrielle, éco-produits, technologies propres : comment produire autrement ?

Tous les produits et services sobres en énergie connaîtront un développement énorme. On assistera au développement d’une économie de services (de « fonctionnalités ») remplaçant une économie de produits, au succès des produits de qualité et à longue durée de vie. Les approches « facteur 4 / facteur 10 », visant à produire un même confort avec 4 à 10 fois moins de ressources naturelles connaîtront un grand succès, la recherche de gains de productivité étant orientée vers la moindre utilisation des ressources naturelles sur l’ensemble du cycle de vie des produits plutôt que vers la diminution de l’utilisation du facteur travail. L’ensemble des processus industriels évolueront vers des approches intégrées, écologiques (« écologie industrielle », éco-zonings). On verra également des modifications profondes de la composition et de l’utilisation des produits à forte intensité de pétrole : réduction de la consommation de la viande et des aliments transportés sur de grandes distances, modification des méthodes de conservation des aliments, réduction des emballages, développement des biomatériaux et des bioemballages. Ces développements seront rendus possibles par des avancées technologiques issues de la recherche, en particulier celles s’inspirant de l’ingéniosité de la nature elle-même (biomimétisme).

Introduction : Gaetan Dartevelle, Responsable DD au Groupe One
Acteurs-témoins : Gérard Lambert, économiste, president du syndicat des producteurs de biocarburants, cabinet Marcourt, Raphaël Stevens, Biomimicry Europe, asbl de promotion du biomimétisme, et Michaël Ooms, bureau RDC Environment et leur technique d’analyse de cycle de vie
Animateur : Julien Fontignie

8. Décroissance, oui mais de quoi ? Consommer moins d’énergie ou moins de tout ? Et puis d’abord, pourquoi consommer ?

A côté des transformations profondes des modes de production (atelier 7) qui pourraient engendrer un ralentissement de l’activité économique si elles sont mal anticipées, des modes de vie plus sobres se développeront (sobriété volontaire, décroissance : vive la slow generation ?). Devront-ils aller au-delà du seul découplage de la croissance économique et utilisation des ressources énergétiques non renouvelables ? Dans ce cas, qu’est-ce qui devrait décroître ? Qu’est-ce qui pourrait continuer à croître ? Comment aborder les aspects socio-culturels (comportemental, media, pub...) de la consommation ?

Introduction : Thérèse Snoy, directrice du réseau Eco-consommation
Acteurs-témoins : Philippe Mazy, Rassemblement Anti Pub
Animateur : Stéphane Vanden Eede

9. Un gouvernement énergétique pour la Terre ? Comment partager l’énergie au plan mondial ?

Où sont les ressources ? Où sont les grands consommateurs ? Où sont les technologies ? Où est l’argent ? Et la pollution ? Partout ! L’effet de serre lui concerne toute la planète mais ses conséquences ne seront pas les même pour tout le monde. L’Europe a déjà sauvé deux fois le protocole de Kyoto, mais quid demain face aux USA, à la Chine, à l’Inde, à l’égoïsme des plus riches et à la volonté des plus pauvres d’imiter l’occident ? La tonne de CO2 serait-elle demain une valeur plus sure que le pétrodollar ? L’Europe forteresse égoïste ou partenaire généreux pour les pays du Sud ? Face au dilemme "sobriété ou barbarie" quelle autorité mondiale ?

Introduction : Jean-Pascal Van Ypersele, climatologue, professeur à l’UCL
Acteurs-témoins : Pierre Jonckheer, député européen
Créatif :
Animatrice : Claudine Drion

10. Culture : inventer la légende d’un monde sans pétrole Un monde sans pétrole, un scénario de rêve ! Comment mobiliser l’imaginaire, l’art, la créativité pour changer l’avenir ?

 : ANNULE

Films, BD, littérature nous projettent généralement dans un avenir cataclysmique fait de désert nucléaire, d’inondations et de guerre de « civilisations » (ah bon ?) sous fond de pénurie de pétrole et d’eau potable. Et si l’avenir était tout autre chose, fait de découvertes géniales, d’autonomie des peuples dans le cadre d’un respect mutuel, de qualité de vie renouvelée ? Cet atelier vous invitera à créer, en toute liberté imaginative, le scénario d’un futur renaissant.

11. La recherche, la clé du futur. Quelles pistes de recherche pour la science de l’après pétrole ? Comment la soutenir ?

Pour relever le défi d’un monde sans pétrole, un énorme effort de recherche sera nécessaire, tant dans les énergies renouvelables que dans la performance énergétique. L’administration Bush justifie la non ratification de Kyoto par le fait que l’argent « épargné » est plus utile quand il est réinvesti dans la recherche d’énergies alternatives et la sécurité énergétique. Qu’en est-il des pays qui ont ratifié Kyoto ? Une recherche forte en matière d’énergie durable reflète également la volonté des gouvernements de faire de ce problème une priorité. Quel est le pourcentage de la recherche publique qui est consacré à cette problématique dans le monde, en Europe et en Belgique, au niveau fédéral et régional ? Quels sont les projets de recherche qui pourraient offrir dans le moyen et le long terme des solutions intéressantes et plus performantes que celles dont nous disposons actuellement ? Existe-t-il des pôles de compétence pour les énergies alternatives et durables ? Sur quoi cherche-t-on actuellement (en Belgique et ailleurs) et sur quoi ne cherche-t-on pas (encore assez) ? Les énergies alternatives et durables représentent également une aubaine en terme de brevets. Cela ne représente-t-il pas un terrain d’entente intéressant entre les tenants du tout économique et ceux du tout écologique. Comment peut-il se traduire sur la scène politique ?

Introduction : Michel Huart, secrétaire général de l’APERE, chargé de cours Energie à l’ULB
Acteurs-témoins : Louis Possoz, Ir conseil, Groupe ORMEE (Observatoire sur le relais médiatique des enjeux énergétiques)
Animateur : Alain Adriaens


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