| L’architecture après le pétrole...La « maison passive », ou l’opportunité d’affranchir l’architecture des énergies conventionnelles. |
Le concept de « maison passive » s’applique à un bâtiment dont les besoins en énergie sont réduits, essentiellement par des mesures architecturales et constructives – dites « passives » - au point qu’il ne comporte plus d’équipements « actifs » de chauffage et de climatisation conventionnels. A l’origine élaboré pour des maisons, le concept s’applique également aux immeubles de logement collectif ainsi qu’aux immeubles tertiaires (bureaux, écoles, …).
La maison passive a de l’avenir, mais elle n’est pas tout l’avenir. Elle s’inscrit dans une panoplie d’actions allant de l’aménagement du territoire au comportement des usagers, en passant par les énergies renouvelables et bien entendu le renouvellement du parc immobilier.
Cependant, ses principes et son niveau de performances offrent une telle opportunité d’efficacité et de sobriété énergétiques qu’il serait opportun que chaque bâtiment neuf ou sérieusement rénové en soit une application.
Atteindre la sobriété énergétique nécessaire pour affronter la fin du pétrole sans essuyer une récession majeure ne se fera que par la mise en oeuvre d’une politique enfin réellement ambitieuse, voire radicale,… car la Belgique, pas même capable d’atteindre ses engagements de Kyoto - pourtant bien en deçà de l’objectif proposé, - doit rattraper un retard considérable. Il y a du travail à tous les niveaux et dans tous les domaines. Et c’est maintenant ou jamais.
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